Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs
Conformément aux dispositions des articles 115, alinéas 1er et 2ème de
la Constitution et 83, alinéas 1er et 2ème du Règlement intérieur du Sénat,
la Session ordinaire de septembre s’ouvre solennellement le 15
septembre de chaque année ou, si ce jour est férié ou tombe un
dimanche, l’ouverture de la session a lieu le premier jour ouvrable qui
suit.
C’est la raison pour laquelle l’ouverture solennelle de la présente session
intervient ce lundi 16 septembre 2024.
Avant toute chose, permettez-moi, de m’acquitter d’un agréable devoir,
celui de souhaiter aux honorables Sénatrices et Sénateurs, un bon
retour dans notre hémicycle, après nos vacances parlementaires
méritées, bien que brèves.
Dans le même ordre d’idées, qu’il me soit aussi permis de souhaiter une
cordiale bienvenue à Mon Estimé Collègue, l’Honorable Président de
l’Assemblée Nationale accompagné des membres du Bureau de
l’Assemblée Nationale, à Madame la Première Ministre, Cheffe du
Gouvernement, à son équipe Gouvernementale ainsi qu’aux Hauts
Responsables de la Justice et des Administrations civiles et militaires ici
présents.
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La présence du Corps diplomatique, des Représentants du Système des
Nations Unies, de l’Union Africaine et d’autres Organisations
Internationales constitue un réel motif de joie, une expression d’amitié
et de l’intérêt portés aux activités parlementaires de la République
Démocratique du Congo.
Honorables Sénatrices et Sénateurs, Chers Collègues,
Bien que notre session s’ouvre ce lundi 16, je tiens à rappeler que le 15
septembre de chaque année le monde célèbre la journée internationale
de la démocratie.
Comme vous le savez, le Parlement reste le lieu par excellence où
s’exerce la démocratie. La commémoration de cette journée nous
donne l’occasion, à nous parlementaires, de réfléchir et de donner un
contenu réel à ce concept.
A ce propos, permettez-moi, comme nous sommes encore à la
première année de notre législature, d’ouvrir une petite parenthèse,
pour suggérer quelques considérations.
La démocratie est assise sur certaines valeurs fondamentales dont,
notamment, la justice, l’égalité, la solidarité, la tolérance, le pluralisme,
la prise en considération des minorités, la non-violence, le dialogue et
la volonté du vivre ensemble. Et je referme rapidement la petite
parenthèse.
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C’est dire qu’en tant que sénateurs, nous sommes appelés à afficher
dans notre agir quotidien, les valeurs de la culture démocratique.
L’ouverture de cette Session ordinaire de septembre, essentiellement
budgétaire, et qui inaugure la 4ème législature de la troisième République,
m’offre également l’occasion de passer en revue la situation sécuritaire,
politique, économique et sociale de notre pays, que nous avons eu
l’occasion de palper du doigt, une fois de plus, pendant nos vacances
parlementaires.
Dans ce cadre, avant toute chose, je tiens à saluer la mémoire de toutes
les victimes tombées sous la barbarie du Rwanda et ses supplétifs du
M23 et de l’AFC ainsi que sous les affres des terroristes ADF, à l’Est
du pays, d’une part, et de toutes les autres victimes tombées du fait de
l’insécurité de toute forme sur l’ensemble du territoire national, d’autre
part.
Dans ce même registre, nos pensées vont à l’endroit de nos vaillants
soldats tombés, sous le drapeau.
Il en va de même pour tous nos compatriotes qui ont perdu leur vie à
la suite des épidémies, des naufrages et autres accidents.
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Le Sénat, notre Chambre, n’a pas été épargné sur ce chapitre
douloureux avec la disparition du Sénateur Honoraire, Président du
Bureau Provisoire du Sénat de la législature passée, l’Honorable Léon
MAMBOLEO MUGHUBA, d’heureuse mémoire, du Secrétaire
Général Honoraire du Sénat, Monsieur Daniel EZINGENDA SIKA
et du Directeur Honoraire Monsieur Floribert MANTSHIUMBA
MOTAMPENGE.
En leur mémoire à tous, je vous prie de bien vouloir vous lever pour
observer une minute de silence.
Je vous remercie.
Honorables Sénatrices et Sénateurs, Chers Collègues,
La Session qui s’ouvre, ce jour, est principalement consacrée à l’examen
et à l’adoption de la loi de finances, exercice 2025. De tradition, elle
donnera certainement lieu à des débats très animés inhérents à
l’expression vitale de toute démocratie parlementaire.
Des inévitables divergences de vues ne doivent pas être perçues non
comme l’expression d’un quelconque antagonisme politique ou
idéologique, mais plutôt comme la manifestation de notre attachement
commun à l’affectation judicieuse et équitable des ressources publiques
au profit de nos populations.
